Anne Turlais

PAYSAGES HABITES

L’infiniment petit à l’infiniment grand s’apparentent.

Cette parcelle de roche sur laquelle mousses et lichens séchés dessinent de merveilleux paysages. Ce visage qui n’est autre que la ligne d’horizon bordée d’une nuageuse chevelure avec deux bosquets d’arbres pour œil.

La troublante proximité de la voûte céleste avec certains coquillages ou certaines fleurs étoilées. Ces falaises modelées avec sensualité où l’on peut scruter des traces originelles corporelles pétries, de minéral au végétal enlacés.

Toutes ces analogies me parlent et mes observations rapprochées de la matière sont à la fois source de connaissance et une clé pour percevoir l’infiniment grand.

Ces regards posés là, à mes pieds, ou sur la ligne lointaine à perte de vue, m’offrent toutes les lectures possibles de cette nature aux membrures si complexes au plus près. Si simples au plus loin.

Ces deux visions proches et lointaines du paysage qui inscrivent le temps et l’espace sont deux axes de mon travail intérieur et plastique.

16 mars 2007
Anne Turlais
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