Yves B. Bonneterre

Il y d’abord le plaisir de dénicher la matière première : ferraille en tout genre abandonnée, pièce de matériel agricole ou vieux outils retraités et sans emploi.
Le deuxième temps est le stockage dans un coin du jardin. L’automne arrive et recouvre cette ferraille de son manteau humide de feuilles mortes favorisant la poursuite d’une belle oxydation ocre.
Puis vient l’envie de rejoindre l’atelier avec ou sans une idée en tête.
On redécouvre les trésors cachés dans le jardin avec jubilation.
Après de longues minutes de méditation en pleine conscience, excellente pour la santé, on remplit la brouette avec les pièces choisies.
On les caresse, on se donne le droit de les tordre, de les raccourcir si elles le veulent bien, puis vient le moment de les rassembler grâce au miracle de l’arc : oiseaux, poissons, personnages et animaux non répertoriés viennent ensuite habiter le jardin avec parfois des migrations chez les voisins et amis.
Le coq de feu est un clin d’œil au nouvel an chinois. Nous lui avons présenté une compagne en lui souhaitant la bonne année.

500 euros le couple.

Yves B. BONNETERRE
> Atelier : 67 combe de Simèle
> 46000 Cahors